PARIS: La France permettra aux exploitations avicoles des zones du sud-ouest touchées par une souche sévère de grippe aviaire de reprendre la production après une forte baisse des nouveaux cas de la maladie, a indiqué le ministère de l’Agriculture.

La France est l’un des pays européens qui a vu le virus de la grippe aviaire H5N8 se propager cet hiver des oiseaux sauvages aux volailles.

Les autorités ont procédé à un massacre massif de troupeaux pour arrêter la maladie, et la France a abattu environ 3 millions d’oiseaux, principalement des canards.

Le nombre de nouvelles foyers de virus en France est tombé à cinq la première semaine de mars contre près de 130 la première semaine de janvier, alors que dans la région la plus touchée des Landes il n’y a pas eu de nouveau cas dans la dernière. mois, a déclaré le ministère dans un communiqué vendredi.

“Cela signifie que les mesures drastiques mises en place pour limiter la propagation du virus … ont donné des résultats”, a-t-il déclaré.

Les fermes des régions du sud-ouest qui ont déjà fait l’objet d’abattages massifs pourront reprendre l’élevage de certains types de volailles, y compris des poulets, bien que les troupeaux soient confinés à l’intérieur.

L’interdiction d’élever des canards et des oies dans ces zones se poursuivra jusqu’à ce que l’épidémie de H5N8 soit complètement terminée, compte tenu de la vulnérabilité particulière de ces animaux au virus, a ajouté le ministère.

Le risque de grippe aviaire reste élevé en France et en Europe, a indiqué le ministère, notant deux cas cette semaine dans le nord-est de la France et 39 cas chez des oiseaux sauvages en Europe le week-end dernier.

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Bien que souvent mortels pour les oiseaux, ces virus sont rarement transmis aux humains et ne sont pas connus pour présenter un risque pour la consommation de produits à base de volaille.

Cependant, un premier cas de grippe aviaire A (H5N8) transmis à l’homme, des travailleurs d’une usine de volaille russe, a fait craindre que le virus ne mute.