Alors que le gouvernement français se préparait à lancer sa campagne de vaccination contre le coronavirus en décembre 2020, il a contracté Cabinet de conseil américain McKinsey conseiller sur la logistique.

Mais malgré le fait que la France ait versé 4 millions d’euros à McKinsey et 7 millions d’euros supplémentaires à d’autres consultants privés, sa campagne de vaccination initialement retardé derrière le reste de l’Europe.

La dépendance du gouvernement à l’égard des consultants est désormais devenue un handicap pour le président Emmanuel Macron, qui cherche à être réélu cette année, dans un scandale surnommé « l’affaire McKinsey ». Quatre jours seulement avant que les électeurs ne se rendent aux urnes pour le premier tour des élections présidentielles du 10 avril, le procureur financier français, une branche du ministère de la Justice, a déclaré ouvert une enquête préliminaire sur le rôle des sociétés de conseil privées utilisées par l’État.

Pourquoi le recours croissant de la France aux consultants fait l’objet d’une enquête

POUR Rapport du Sénat (pdf, français) publié le mois dernier a révélé que le gouvernement avait dépensé près de 894 millions d’euros (environ 976 millions de dollars) en consultants l’année dernière, soit plus du double de la première année au pouvoir de Macron en 2018.

McKinsey a reçu plus d’argent du gouvernement que tout autre cabinet de conseil pendant la pandémie, levant plus de 12 millions d’euros. Le rapport estime qu’un consultant privé coûte à l’État français 1 500 € par jour.

Si l’embauche de consultants privés par les gouvernements n’a rien de nouveau (le Royaume-Uni a également dépensé des millions sur les consultants pour sa réponse à la pandémie), le rapport du Sénat allègue également que McKinsey a esquivé le paiement de l’impôt sur les sociétés en France pendant au moins une décennie.

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L’unité française de McKinsey avait précédemment déclaré avoir payé « plus de 422 millions d’euros d’impôts et de cotisations sociales français » entre 2011 et 2020. Dans un communiqué du 6 avril, la société a déclaré continuera répondre aux questions des autorités françaises et qu’il respecte la réglementation fiscale et sociale française. Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie. promis aujourd’hui (7 avril) que McKinsey paiera tous les impôts qu’il doit au gouvernement, tandis que Macron a félicité le ministère de la Justice pour avoir ouvert une enquête pour fraude.

« Quand une entreprise gagne de l’argent dans un pays, elle doit payer des impôts », Macron a déclaré au réseau français TF1. Le président a réitéré son soutien aux nouvelles règles mondiales d’imposition minimale, qui il a argumenté cela aiderait des entreprises comme McKinsey à rester accrochées aux bénéfices qu’elles réalisent à l’étranger. Il a nié tout acte répréhensible dans la manière dont son cabinet a géré les contrats de conseil.

Le Covid-19 a été une aubaine pour McKinsey en France et à l’international

Alors que de nombreux cabinets de conseil ont subi des pertes de revenus et des licenciements au début de la pandémie, le Covid-19 s’est avéré être une aubaine pour certains, notamment McKinsey.

Au cours des quatre premiers mois après le début du covid-19, la société a obtenu 100 millions de dollars de contrats avec des agences étatiques, municipales et fédérales américaines. selon ProPublica.