Lorsque Jean Dujardin est devenu le premier Français à remporter un Oscar en 2011, pour L’artisteIl semblait que son déménagement à Hollywood serait permanent. Surtout quand, sur le dos de la victoire, il a obtenu des rôles dans ThLe Loup de Wall Street Oui Monument aux hommes. Mais il s’agissait d’anomalies, dit Dujardin maintenant. Il n’est pas intéressé à être le Français George Clooney.

« Je n’ai jamais eu cette idée », proteste-t-il. La cérémonie des César 2017 s’est moquée d’elle, Dujardin agissant comme traducteur sur scène de Clooney lorsqu’il a reçu un prix.

«Je l’ai dit tellement de fois et même crié, je n’ai jamais pensé à entrer sur les marchés américains. En fait, je n’y suis jamais retourné après être allé faire la promotion. L’artiste. « 

Alors que pour de nombreux acteurs, le succès en Amérique est la preuve que vous avez enfin réussi, Dujardin a pensé que ce serait débilitant pour sa carrière. Cela a à voir avec les stéréotypes.

« Je ne pense pas qu’on puisse être autre chose qu’un acteur français à Hollywood. Peut-être que vous pouvez y aller et avoir l’illusion que vous n’êtes pas un acteur français, mais vous ne pouvez être qu’un acteur français. »

Alors que des actrices françaises comme Léa Seydoux, Juliette Binoche et Isabelle Huppert ont réussi à croiser leur carrière outre-Atlantique, il est difficile de nommer un acteur qui a fait de même, du moins récemment.

Pour Dujardin, c’est la variété des rôles qu’il peut jouer chez lui qui l’y retient, depuis les magistrats des années 1970. Marseille (La connexion), terribles surfeurs (Bon brico), et des capitaines français injustement condamnés (Un officier et un espion).

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Oui L’artiste avait été fait à Hollywood, Dujardin pense qu’il n’aurait jamais été le rôle principal, même s’il s’agissait d’un rôle non parlant. Pour lui, il n’y a aucune raison de poursuivre autre chose. « Je sais d’où je viens et je n’oublie pas qui je suis. »

Jean Dujardin dans le rôle de George dans sa veste « killer » dans le nouveau film de Quentin Dupieux Suède (Photo: Picturehouse Entertainment)

Le père de Dujardin était ouvrier du bâtiment. Ayant grandi à Paris, son premier travail consistait à aider son père sur les chantiers de construction. C’est pendant son service militaire obligatoire qu’il a eu le temps de réfléchir sérieusement à ce qu’il voulait faire de sa vie et a commencé à envisager de jouer le rôle, alors il a écrit un one-man show et l’a joué dans les bars et cabarets à Paris.

Sa grande percée à la télévision est venue en 1999 avec la comédie française populaire, Un garçon, une fille, sur les hauts et les bas d’un couple marié compétitif et cruel (il épousera plus tard, et plus tard divorcera, sa co-star Alexandra Lamy). Sa carrière cinématographique prend son envol au milieu des années 2000 lorsqu’il incarne l’agent secret raciste et sexiste de La Bath Hubert Bonisseur dans OSS 117 : Le Caire, nid d’espions – un succès au box-office français dont la deuxième suite, OSS 117 : D’Afrique avec amour, sera la projection finale du Festival de Cannes de cette année. Le 16 juillet, sa performance immersive au barmy Suède il ouvre enfin dans les salles.

Réalisé par Quentin Dupieux, dont le film le plus célèbre, Gomme (2011), parle d’un gros pneu de camion qui décide d’écraser des gens, Suède suit George (Dujardin), un homme en pleine crise de la quarantaine, dont la femme l’a laissé en dehors de leur maison commune et de leur compte bancaire. Il dépense ses derniers 8.000 € dans une veste en daim d’occasion qui lui donne un « look de tueur » selon lui. Le truc, c’est qu’à chaque fois qu’il le porte, sa veste en « peau de daim » le tue vraiment.

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Deux choses ont attiré Dujardin, 49 ans, à Suède. Le premier est « l’obsession ». L’engagement de Dujardin dans ses rôles est une blague depuis qu’il a épousé Lamy ; son approche « Méthode » a même été critiquée dans un épisode de la série télévisée. Appelle mon agent!, dans laquelle elle a joué le rôle principal.

L’autre est un peu plus révélatrice : « Juste se cacher. C’est un vrai fantasme. » Dujardin est l’acteur le plus célèbre de France. Quand on se croise, à Cannes, les paparazzi et les fans le poursuivent (mais il ne bronche pas). Je me demande s’il s’est déjà imaginé faire une Brigitte Bardot , cessant d’agir et disparaissant. « Oui, j’y pense, mais je ne le ferais jamais », dit-il. « Je ne suis pas assez courageux. J’ai une femme. [retired ice dancer Nathalie Péchalat] et les enfants et je suis trop responsable. Mais j’ai du cinéma et du théâtre pour vivre ces expériences et ces envies ».

Suède Il n’y a pas beaucoup d’intrigue, mais la performance de Dujardin constitue une étude de caractère d’hommes désespérément accrochés à un sentiment d’appartenance et de pouvoir. « Pour moi, le personnage est comme une régression animale. C’est peut-être une référence à une crise de sa masculinité. »

Dujardin avec Bérénice Bejo dans son rôle oscarisé de George Valentin dans L’artiste (Photo: AP Photo / The Weinstein Company)

Jouant le tueur George, Dujardin montre pourquoi il est une star et apporte en quelque sorte une réelle authenticité aux rôles les plus ridicules. Il se sent toujours comme un homme ordinaire qui peut faire rire les gens (avec lui-même : « Quand j’ai gagné l’Oscar, j’étais très heureux. Je l’ai regardé. Je l’ai ramené à la maison. Puis j’ai ri ») et est drôle même dans le film. Scènes étranges, parlant dans la veste ou suçant une alliance du doigt d’un cadavre.

«Je me sens vraiment dans la zone quand je dois jouer des moments mondains. Les moments qui sont souvent oubliés lorsque les gens tournent des films. Il y a un manque de rythme dans le cinéma de Quentin, et c’est le genre de moments qui me font rire. Nous faisons beaucoup de choses ridicules quand nous sommes seuls, et ces choses que nous pensons que les gens ne voient pas, c’est ce que je voulais faire. »

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