Le héros du Vendée Globe en haute mer, Jean Le Cam, qui a mis les voiles au secours d’un rival désespéré et naufragé, est arrivé jeudi en France et a admis: « Je ne sais pas comment je suis arrivé ici. »

Le Cam, 61 ans, a franchi la ligne d’arrivée dans le port français des Sables-d’Olonne après son aventure épique autour du monde en 81 jours, 5 heures, 59 minutes et 55 secondes.

Il était le huitième skipper à domicile, mais a été promu à la quatrième place après avoir reçu une compensation de 16 heures et 15 minutes pour son rôle dans le sauvetage de Kevin Escoffier au cap de Bonne-Espérance.

« Je ne sais pas comment je suis arrivé ici, honnêtement je ne sais pas, mais bon, c’est tout », a déclaré le skipper à bord de son yacht, Yes We Cam!

« Je suis allé jusqu’au bout du bout du bout », a ajouté Le Cam, dont l’heure a été remise à 80 jours, 13 heures, 44 minutes et 55 secondes.

« C’est une ligne d’arrivée comme je ne l’ai jamais dépassée de ma vie. C’est une libération, certainement. »

Yannick Bestaven, à bord du Maitre Coq IV et qui avait également participé à la tentative de sauvetage d’Escoffier, a remporté la course tôt jeudi matin.

Le Cam a fait la une des journaux en interrompant sa carrière pour aider Escoffier, dont le navire a coulé après s’être séparé en deux le 30 novembre.

Escoffier a passé 11 heures accroché à son canot de sauvetage avant que Le Cam ne l’aperçoive et ne l’amène à bord.

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Le duo a passé une semaine ensemble sur Yes We Cam avant qu’une frégate de la marine française ne mette Escoffier à l’abri, permettant au Cam de rejoindre la course.

Jeudi, l’Escoffier récupéré a attendu au quai pour recevoir son sauveteur.

« Il a fait une course fantastique », a déclaré le marin français à l’AFP.

«Je serai là avec plaisir si vous avez un peu de temps, afin que nous puissions échanger quelques mots et peut-être aller prendre un verre pour nous souvenir des jours que nous avons passés ensemble.

« Mais je ne suis pas là pour prendre le temps de votre arrivée, je suis là pour vous accompagner si vous le souhaitez. »

Damien Seguin était parmi les huit premiers à franchir la ligne, une réalisation remarquable pour le paralympien né sans main gauche.

Il a été le premier marin handicapé à participer à l’événement et a marqué son retour chez lui vêtu d’un costume de pirate et d’un crochet par main!

sc / dj / non

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