Carlo Ancelotti peut sourire. Cette saison, Everton pouvait compter sur un milieu de terrain composé de James Rodríguez, Allan et Abdoulaye Doucouré. Un trio aussi prometteur que solide sur papier. Cette association semble complémentaire et capable de changer la donne. En tout cas, cela ferait saliver de nombreux clubs européens. C’est le charme de cette Premier League: même le douzième de la dernière ligue peut signer une telle signature dans un seul secteur du jeu.

Pour ce faire, les Toffees ont déjà accepté de donner au Real Madrid 25 millions d’euros pour un James à la recherche d’un rebond. Ils ont fait de même avec Napoli pour Allan, longtemps ciblé ces dernières années par le PSG. Et s’il y a des détails à régler, ils devraient débloquer le même montant pour faire venir Doucouré de Watford pendant que Tottenham était également en course. 75 millions d’euros pour remodeler son milieu de terrain. Une somme ordonnée dans cette période marquée par la crise du Covid-19 et alors qu’Everton ne s’est pas vraiment vendu jusqu’à présent (2 millions d’euros). Mais pour l’autre club de Liverpool, cela peut sembler presque raisonnable.

Allan pose pour une photo après avoir signé pour Everton à l’USM Finch Farm le 4 septembre 2020 à Halewood, en Angleterre.

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Près de 600 millions investis depuis 2016

Depuis l’arrivée de Farhad Moshiri à la tête des Toffees en février 2016, Everton n’a pas lésiné sur les médias. Ses 75 millions d’euros s’ajoutent à une longue liste de dépenses qui donneraient le vertige à de nombreux managers de clubs d’autres pays du Vieux Continent:

  • 120 millions dépensés au cours de la saison 2019-20, selon Transfermark (dont 30 millions pour Iwobi, 27 pour Moise Kean, ou 25 pour Gbamin et Gomes).
  • 100 millions en 2018-19 (dont 39 millions à Richarlison, 30 à Mina, 20 à Digne)
  • 203 millions en 2017-2018 (dont 49,4 millions pour Sigurdsson).
  • 86 millions en 2016-2017 (notamment 29 millions à Bolasie et 23 à Schneiderlin).

En cinq ans, Everton approche donc les 600 millions de dépenses sur le marché des transferts si Abdoulaye Doucouré rejoint également les banques de la Mersey. Et s’il y a eu la vente de Romelu Lukaku à Manchester (84 millions) ou celle d’Idrissa Gueue au PSG (30 millions), le solde est clairement déséquilibré (294 millions de ventes sur la période). Mais selon le Liverpool EchoFarhad Moshiri a déjà injecté près de 300 millions d’euros dans les caisses du club pour compenser, même si la richesse de la Premier League permet également ces folies. Le problème est que ce n’est pas vraiment nécessaire. Et c’est une évidence.

Abdoulaye Doucouré sous le maillot de Watford lors de la saison 2018-2019 de Premier League.

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James-Allan-Doucouré, un trio prêt à satisfaire vos ambitions?

La douzième place la saison dernière a marqué un revers. Mais ce n’est pas une baisse vertigineuse par rapport aux résultats déjà décevants des années précédentes (huitième en 2018-19 et 2017-18, septième en 2016-17 et onzième en 2015-16). La série managériale (ndlr: Ancelotti a été la quatrième à s’asseoir sur le banc des Toffees depuis le départ de Roberto Martinez en mai 2016) n’est qu’un symbole de l’instabilité qui règne à Everton. Et les paris risqués sur la planète mercato, où les Toffees ont trop misé sur la jeunesse dans les dernières fenêtres, n’ont fait que tourmenter le club. Cet été marquera-t-il un tournant?

Avec James Rodríguez, Allan et Abdoulaye Doucouré, Carlo Ancelotti, dont la présence a forcément joué un rôle pour convaincre le Colombien et le Brésilien de venir, en tout cas l’ambiance est plus expérimentée. Sur le papier, les trois semblent même avoir les moyens d’apporter la qualité et l’expérience nécessaires à cette équipe d’Everton pour réaliser un spectacle plus digne des moyens investis. Mais avec les bonbons, il faut faire attention. Contrairement à ce qu’ils font sur le marché depuis 2016.

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