Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, a été entendue jeudi pendant plus de 5 heures devant le tribunal correctionnel du Rhône. – J. Pachoud / AFP

  • Jugée en appel avec Berkane Makhlouf pour la mort de Fiona, Cécile Bourgeon a été interrogée sur les événements jeudi devant le tribunal correctionnel du Rhône.
  • La mère de la fille est restée campée dans leurs positions.
  • Malgré l’exhortation du tribunal à dire la vérité, elle n’a pas dit comment Fiona est morte ni où elle est enterrée.

À la cour de justice du Rhône, à Lyon

” Je ne sais pas “. Voici la phrase la plus fréquemment prononcée par Cécile Bourgeon lors de son interrogatoire jeudi devant les tribunaux du Rhône. La mère de
Fiona Elle a été cuite pendant longtemps pour découvrir comment sa petite fille a été tuée. Et où était son corps aujourd’hui. Plus de cinq heures au cours desquelles l’accusé n’a pas hésité. Fidèle à votre ligne de défense. Préférez vous victimiser et blâmer votre ex-petit ami
Berkane Makhlouf.

Le président du tribunal s’est efforcé de la confronter à ses contradictions. Mais rien. A chaque fois, la même réponse: “Je ne sais pas.” “Pourquoi mentirais-je?”, Défend la mère. “Oh, vous avez déjà tellement menti”, soupire avec lassitude Eric Chalbos, chargé de diriger l’interrogatoire.

“Tu l’enterres comme un animal”

D’un ton robotique mais ferme voire cinglant, l’homme souligne à plusieurs reprises l’ineptie de ses déclarations. Le presse de parler. Puis il la pousse à bout pour réveiller la flamme de l’instinct maternel: «Pourquoi as-tu enterré ton fils nu? Tu es sa mère. Vous auriez pu improviser un enterrement pour un minimum de décence. Mais là tu l’enterres comme un animal, comme tu dis ». Pas de quoi faire peur à l’intéressé, qui assume ses choix dénués de sensibilité devant le jury.

«Un mauvais esprit peut penser que vous aviez intérêt à ne pas trouver le corps de Fiona, dans un premier temps, pour éviter des découvertes médico-légales», poursuit Eric Chalbos. Sept ans et demi plus tard, seules des traces de fractures ont pu être trouvées sur le cadavre. Cela ne nous dit-il pas probablement où il en est maintenant? »Dernière tentative infructueuse.

I Freiburg, l’avocat du père de Fiona, a pris la relève pour acculer Cécile Bourgeon. “Il est important donc Nicolas Chafoulais sait dans quelles conditions Fiona est mort. Nous avons essayé quatre essais pour obtenir des réponses. Et à chaque fois, on rencontre la même déception. Pour la dernière fois, pouvez-vous nous dire la vérité? “. Silence de l’accusé. L’avocat insiste:” Il veut et a le droit de savoir. Il est son père! S’il vous plaît, arrêtez de nous raconter vos histoires pour une fois. Pour une fois, supposez. “

“Le cœur d’une mère, n’est-il pas déchiré?” “

La déclaration de l’avocat ne prendra pas effet. Excusez-moi, je comprends. Mais je vous assure que je ne peux rien vous dire d’autre que ce que j’ai déjà dit », répond la mère de famille avec confiance. «J’ai l’impression qu’il n’a pas tout dit, qu’il a encore des choses à dire. J’ai tort ? », Tries Me Crespin. Même déception au départ. Cécile Bourgeon affirme: «J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Nous essayons de montrer que nous ne l’avons pas enterré, mais c’est la vérité ». C’est ce que tente l’avocat général.

«Vous aviez des alertes, votre conscience n’était pas dans l’obscurité totale. Le cœur d’une mère n’est-il pas brisé? », S’interroge Joël Sollier, visiblement convaincu de la coresponsabilité des deux prévenus dans le drame survenu en 2013.

“Je ne sais pas si vous pouvez ressentir l’image que vous envoyez”

En fin de soirée, Renaud Portejoie, l’avocat de Cécile Bourgeon, tire la dernière lettre. «Je vous presse depuis sept ans de dire où est Fiona. Pour elle, comme pour vous», s’adresse-t-il à sa cliente, convaincu que l’absence de corps, et donc, «le vide nourrit le fantasme». Et ramenez le point à la maison: “Vous semblez peser chaque mot. Nous n’avons pas l’impression qu’il y a des réponses spontanées de votre part. Je ne sais pas si vous pouvez ressentir l’image que vous envoyez.”

Cependant, l’accusé acceptera de dire quelques mots. Pour votre fille cette fois. «Je veux m’excuser auprès d’elle de l’avoir laissée ainsi, de ne pas savoir comment la protéger.

Cécile Bourgeon et ses co-accusés risquent 30 ans de prison criminelle. Le verdict est prévu pour le 16 décembre.



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