Cela survient alors que la France panse toujours ses blessures de l’entrée de Boris Johnson et Joe Biden dans l’accord AUKUS avec l’Australie. L’accord pour produire huit sous-marins à propulsion nucléaire avec les États-Unis et le Royaume-Uni a été conclu aux frais de la France. Cela signifie que l’Australie ne procédera pas à un accord antérieur de 40 milliards de dollars avec le groupe naval français.

La discorde entre les deux partenaires militaires survient à un moment où l’idée d’autonomie souveraine en Europe se heurte à celle d’unité et de partenariat au sein des autres membres de l’UE. Les conséquences de l’accord AUKUS dépassent la France.

La publication française 20 Minutes suggère « tLa crise des sous-marins n’est que le dernier épisode du bouleversement militaire franco-britannique. »

La ministre française de la Défense, Florence Parly, a déclaré à propos de cette relation : « C’est certainement un programme troublé, compte tenu de l’état de nos relations avec le Royaume-Uni. Nous sommes en train de réfléchir à ce qui peut ou ne peut pas être fait avec les Britanniques ».

Dans le cadre du traité de Lancaster House de 2010, conçu pour rapprocher les militaires français et britanniques, Paris et Londres travaillent sur un programme visant à développer des missiles antinavires de nouvelle génération d’ici 2030.

Le plan était de remplacer les anciens missiles français Exocet et britannique Harpoon.

Le projet au point mort, les Français affirment que « la balle est dans leur camp ».

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Mme Parly a ajouté : « Ce programme était censé faire l’objet d’intenses discussions dans les semaines à venir… Au moment où la décision a été prise, d’abord sur le Brexit, puis sur le ‘Global Britain’, et enfin sur un stratégie encore plus dépendante des États-Unis. »

Une première étude de 100 millions d’euros a été cofinancée en 2017 entre les pays et a montré que les liens post-Brexit entre la Grande-Bretagne et l’Europe pouvaient encore prospérer.

Les enjeux sont importants en matière de défense européenne, la France et la Grande-Bretagne contribuant à 60% des dépenses européennes de défense, ainsi qu’à 80% des dépenses de recherche et développement dans le domaine.

La France cherche à renforcer sa coopération avec l’Allemagne et le président français Emmanuel Macron fait pression pour une armée européenne, mais le Royaume-Uni reste une influence majeure pour les Français.

Christian Cambon, président de la commission sénatoriale de la défense, a déclaré que les relations franco-britanniques « prenaient froid ».

Il a poursuivi en disant: « Le Brexit, qu’on le veuille ou non, n’a pas créé le climat le plus favorable, mais nos intérêts industriels, de défense et de sécurité sont si importants et communs que les choses vont reprendre leur cours. »

Le Royaume-Uni et la France, malgré les défis politiques difficiles du Brexit et de l’accord AUKUS, ont des objectifs communs importants.

Le terrorisme international étant un facteur majeur de l’ordre mondial actuel, Paris et Londres partagent des intérêts dans la lutte contre l’extrémisme islamique dans le pays et à l’étranger, ainsi que dans la gestion de l’instabilité en Asie occidentale.

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Il y a aussi l’intérêt supplémentaire de protéger les intérêts commerciaux communs dans la région indo-pacifique.

La France et le Royaume-Uni sont également des membres clés de l’OTAN et détiennent des sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce qui signifie que malgré la différence observée entre les deux ces derniers temps, la coopération et la coordination militaires sont obligatoires pour les deux parties.

Alors que la poussière retombe à cause de l’impact du Brexit et que la déception de la France autour de l’accord AUKUS s’estompe, les responsabilités partagées des deux nations les obligeront à se conformer et à coopérer, non pas en tant que rivaux politiques, mais en tant que nations occidentales partageant des objectifs de sécurité commune.

Reportage supplémentaire de Maria Ortega