Photo Canal +

C’est bouleversé au sein de Canal + où le syndicat le plus puissant est outré que Vincent Bolloré licencie Stéphane Guy pour ses propos et laisse Eric Zemmour libre.

Licencié par Canal + le 24 décembre, suite à son message amical adressé en direct à Sébastien Thoen, licencié pour un sketch moqueur de L’Heure des Pros, Stéphane Guy n’a pas fait l’objet d’une demande de soutien interne, mais le désormais ancien journaliste de Canal + reste au centre d’un communiqué de presse publié lundi par le plus grand syndicat de salariés de Canal +. Appelée + Free, cette guilde indépendante s’étonne que le groupe Vivendi puisse être offensé par les propos de Stéphane Guy, qui n’étaient pas scandaleux, où le même groupe laisse Eric Zemmour faire le show tous les jours sur Cnews, et est condamné par le justice sans même Vincent Bolloré rappelant le journaliste à l’ordre.

Flatté Zemmour, Guy viré, Vivendi est brutal

« Comment revendiquer à volonté la liberté d’expression et la pluralité de discours lorsqu’il s’agit de légitimer certains présentateurs dont les déclarations ont pourtant remporté des condamnations pénales (NDLR: + Free évoque évidemment Eric Zemmour) et imposer une telle sanction à un journaliste historique du département des sports pour avoir soutenu un collègue (…) Il est temps que notre direction protège notre groupe et ses collaborateurs et décide d’agir pour le bien commun et non pour les intérêts idéologiques ou politiques de son actionnaire »Affirme le syndicat, qui considère qu’il appartient aux dirigeants de Canal + de rappeler à Vincent Bolloré que l’on ne peut pas tout faire et bien au contraire. Cependant, il n’est pas certain que cela changera la décision du grand patron de Vivendi, qui est ouvertement critiqué par certains pour avoir voulu faire de ses médias une machine bien huilée pour l’élection présidentielle de 2022.

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