Après dix ans de travail, leet barrage de Romanches Gavet, dans Isère, vous venez de prendre vos fonctions.

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C’est le plus grand barrage souterrain de France. Le barrage de Romanches Gavet, en Isère, est également le dernier grand projet hydroélectrique d’EDF. L’installation, avec galerie 10 kilomètres de métro, Il a été officiellement inauguré le vendredi 9 octobre. Malgré ce succès industriel, ce type de projet court le risque de se retrouver sans héritier.

C’est une turbine de 92 tonnes qui vient de démarrer sous la pression de l’eau. Il a fallu dix ans pour creuser ce barrage sur la montagne. C’est une prouesse technique, déclare Sébastien Farge, le directeur des opérations. «La particularité de ce travail est qu’une galerie de 10 kilomètres a été creusée pour apporter de l’eau. Cette galerie a été creusée au cœur de la montagne par deux tunnels ».

Le tunnel du barrage. & Nbsp; (GREGOIRE LECALOT / RADIO FRANCE)

Un peu plus tard, nous trouvons le Factory Cave, une cathédrale souterraine qui abrite le cœur de la production, détaille Daniel Perra, le responsable du site. La taille est aussi grande que la nef de Notre-Dame de Paris. Dans cette grotte nous avons installé l’équivalent d’un bâtiment de cinq étages, ce qui nous permet d’y placer tous les équipements qui nous permettront de produire de l’énergie », il explique. Cependant, vu de l’extérieur, impossible de deviner le géant qui se cache dans la montagne. Ce projet de 400 millions d’euros a remplacé six usines et barrages pendant plus d’un siècle.

Ce barrage alimentera 230 000 habitants. C’est la consommation de Grenoble et Chambéry en énergies renouvelables.

Daniel Perra, administrateur du site

vers franceinfo

Le barrage produit 40% d’électricité en plus que les anciennes installations, poursuit Yves Giraud, directeur d’EDF Hydro. «Dans la transition énergétique, l’hydroélectricité est appelée à occuper une nouvelle place. Elle est contrôlable, flexible et stockable. On peut avoir de l’électricité quand on en a besoin. Au niveau EDF, 14 gigawatts peuvent être mobilisés, soit l’équivalent de 14 réacteurs nucléaires “.

Malgré ces qualités démontrées, le développement de l’hydroélectricité en France est au point mort depuis 2015. Paris et Bruxelles s’opposent à l’attribution de concessions hydroélectriques, presque toutes exploitées par EDF. L’Union européenne veut qu’ils soient ouverts à la concurrence, en vertu d’une directive. Cette situation a gelé tout développement de nouvelles capacités hydrauliques en France alors qu’il existe un potentiel inexploité important », regretté Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF.

Pendant ce temps, des projets importants sont en attente. D’autant que, contrairement au solaire et à l’éolien, l’hydroélectricité ne bénéficie d’aucune aide ni dans le plan de relance ni à travers des prix de vente garantis.

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