L’album Mirages : l’art de la chanson française (Champs Hill), avec le baryton Roderick Williams et le pianiste Roger Vignoles, est né d’un récital au Wigmore Hall, recréant l’intimité et la forme d’un programme de concert avec un effet succulent. Dans aucun domaine du répertoire, semble-t-il, Williams ne se sent aussi à l’aise qu’il est expert. Des cycles récents de chansons de Schubert (avec le pianiste Iain Burnside) et du répertoire anglais se démarquent dans sa discographie variée. Désormais, avec Vignoles comme partenaire toujours idiomatique et réceptif, il se tourne vers la chanson française.

S’ouvrant sur le mystère sensuel de feu Fauré (quatre mélodies, dont Reflets dans l’eau et Danseuse), le duo se tourne avec grâce vers les ballades atmosphériques d’André Caplet, l’ami de Debussy, les miniatures pointues d’Arthur Honegger, et Ravel dans le ton. Don Quichotte à Dulcinée). les propres arrangements idiomatiques semi-déclamatoires de Williams de Verlaine, les ténèbres de l’amour (1994), forment une passerelle efficace vers plus Honegger, Poulenc, et, en parfaite conclusion, Beau Soir de Debussy.

Ennio Morricone Cinema Suites pour violon et orchestre Orchestre Haydn de Bolzano et Trento

Ennio Morricone, orchestrateur, chef d’orchestre, trompettiste mais surtout compositeur de musiques pour plus de 400 films, est décédé en 2020, à l’âge de 91 ans. S’il avait abandonné sa carrière cinématographique après Le bon le mauvais et le laid (1966) ou La mission (1986), restera célèbre, sa musique pillée, empruntée, recréée dans tous les genres, du hip-hop au reggae en passant par le jazz et le classique. un nouvel album, Ennio Morricone : Suites de cinéma pour violon et orchestre (Arcana), dirigé par son fils Andrea Morricone, nous invite à entrer dans l’atmosphère onirique de ses partitions en tant que musique seule, ces mélodies envoûtantes dotées d’une orchestration subtile et d’une nouvelle couleur.

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Interprété par son ancien collaborateur, le violoniste Marco Serin, avec l’Orchestre Haydn di Bolzano e Trento, présente des arrangements que Morricone avait faits depuis les années 1980, les révisant tard dans la vie. Le processus a été interrompu par sa mort et s’est terminé, en hommage, par Serino. Indispensable pour les amateurs de musique de film mais aussi intéressant comme testament.

le Philharmonique de la BBC‘s du Bridgewater Hall de Manchester, dirigé par Ludovic Morlot, avec Carolyn Sampson (soprano), explore l’idée de chez soi et d’ailleurs : Copland’s lettre de chez moipar Betsy Jolas Lettres de Bachville, de Dutilleux Allumettes et la Symphonie n° 9 de Dvořák, « Du Nouveau Monde ». Radio 3 en concert, vendredi, 19h30/BBC Sounds.