Deux homosexuels de la province indonésienne d’Aceh ont été publiquement fouettés 77 fois chacun après que des justiciers qui ont perquisitionné leur appartement les aient dénoncés à la police.

Des groupes de défense des droits de l’homme ont condamné l’émission, considérée par des dizaines de personnes dans la capitale Banda Aceh, comme étant brutale et médiévale.

C’était la troisième fois que les autorités flagellaient des personnes pour homosexualité dans la province d’Aceh, qui avait reçu le pouvoir de mettre en œuvre la charia en 2001 dans le cadre d’un accord d’autonomie avec le gouvernement central.

Les hommes, âgés de 27 et 29 ans, ont été arrêtés en novembre après qu’une foule de résidents locaux est entré par effraction dans leur chambre et les aurait trouvés en train de faire l’amour. Ils ont été condamnés à 80 coups par un tribunal de la charia le mois dernier, mais ont été battus 77 fois parce qu’ils avaient passé du temps en prison.

Les hommes ont grimacé de douleur et ont plaidé pour que la punition soit arrêtée car ils ont été battus avec un bâton de rotin jeudi. La mère d’un homme s’est évanouie en regardant, a rapporté l’agence de presse AFP.

Quatre autres personnes ont reçu 17 accidents vasculaires cérébraux suite à des relations extraconjugales et 40 coups dus à la consommation d’alcool. Les gens surpris en train de jouer ou les femmes portant des vêtements serrés peuvent également être punis de la fessée.

Phil Robertson, directeur adjoint de la division Asie de Human Right Watch, a déclaré que les autorités d’Aceh étaient coupables de torture. “[The authorities] il doit être universellement condamné pour cette punition brutale et tout à fait médiévale pour un acte qui n’aurait jamais dû être criminalisé en premier lieu », a-t-il déclaré.

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Le président indonésien Joko Widodo n’a pas été en mesure d’arrêter de tels abus, a-t-il ajouté.

Ailleurs en Indonésie, les relations homosexuelles ne sont pas illégales, bien que les communautés LGBT aient fait face à une discrimination croissante ces dernières années et soient de plus en plus ciblées par la police en vertu d’une loi sur la pornographie, qui, selon les militants, est discriminatoire.