Les entraîneurs de l’équipe féminine de la Fédération suisse de gymnastique (STV) ont démissionné en masse après une enquête éthique qui a confirmé les plaintes des athlètes pour abus psychologiques et une série de mauvaises performances.

Le rapport du comité d’éthique, qui a été présenté à la direction du STV le 27 août et rendu public mercredi, recommandait de rompre les liens avec le personnel d’entraîneurs.

« D’un commun accord, il a été décidé que l’équipe technique actuelle démissionnerait de la direction de la formation avec effet immédiat et serait relevée de ses fonctions », a indiqué la fédération dans un communiqué.

L’enquête du comité a révélé des violations de la Charte d’éthique olympique suisse au cours de la période 2016-2019 « et que, en particulier, la santé mentale et physique des athlètes féminines n’était pas suffisamment protégée ».

‘Priorité maximale’

Le STV a lancé l’examen en novembre après que deux athlètes ont déclaré avoir été confrontés à des conditions d’entraînement difficiles et à des commentaires désobligeants sur leurs habitudes alimentaires et leur poids corporel.

« Je suis profondément attristé par le rapport d’enquête et je m’excuse au nom du STV auprès des personnes affectées par ce qui s’est passé », a déclaré la directrice du STV, Béatrice Wertli. « L’intégrité psychologique et physique des athlètes est notre priorité absolue. »

Le STV a décrit les démissions comme un nouveau départ pour l’équipe féminine, qui, à l’exception de la star Giulia Steingruber, médaillée de bronze olympique 2016, n’avait aucune chance réelle de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris 2024.

Contrôle accru

La santé mentale des athlètes a fait l’objet d’une surveillance accrue à la suite des retraits récents de la gymnaste vedette américaine Simone Biles et de la championne de tennis japonaise Naomi Osaka d’événements de grande envergure.

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De plus en plus de gymnastes ont déposé des plaintes pour violences physiques et psychologiques, dont des centaines auprès de la Fédération de gymnastique de Grande-Bretagne.

En juillet, le département américain de la Justice a constaté que le FBI était lent à enquêter sur les allégations d’abus sexuels contre le docteur en gymnastique américain en disgrâce Larry Nassar.

Reuters / ts