Charles-Henri Flammarion, héritier de la maison d’édition du même nom qui dirigeait jusqu’en 2003, est décédée lundi à l’âge de 74 ans, a-t-on appris, mardi 10 novembre, auprès du groupe. Charles-Henri Flammarion était l’arrière-petit-fils d’Ernest, qui a fondé cette maison d’édition en 1876.

«Le monde de l’édition est en train de perdre l’une de ses grandes figures emblématiques (…) La maison sait ce qu’elle doit à son audace visionnaire: une diversité éditoriale qui fait aujourd’hui notre force»a déclaré sa présidente Anna Pavlowitch, citée dans un communiqué de presse.

Après avoir été attaché à la direction et au directeur général, il est nommé en 1985 directeur général de la librairie Ernest Flammarion, suite au décès de son père Henri. En 1996, la société devient Flammarion SA, lors d’une introduction en bourse. En 1999, il rachète Casterman, l’éditeur de Tintin.

En 2000, il orchestre la vente de l’entreprise familiale, alors cinquième éditeur français, contrôlée avec ses frères Alain et Jean-Noël. Il explique qu’avec l’acheteur, le groupe italien Rizzoli Corriere della Sera, a trouvé un partenaire capable de financer sa politique d’acquisition. Mais Rizzoli le pousse vers la sortie trois ans plus tard. Charles-Flammarion dit qu’il quitte la maison ” avec regret “et prend sa retraite à 57 ans.

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Editeur de Michel Houellebecq

Sous sa présidence, Flammarion était devenu le rédacteur en chef de l’écrivain français qui allait devenir le plus influent au monde, Michel Houellebecq. Celui-ci est resté fidèle à la même maison depuis son deuxième roman, Particules élémentaires (1998).

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La secrétaire générale de la Division des publications de Flammarion, Sophie Berlin, a accueilli le “De nombreux succès en littérature” dit Charles-Henri Flammarion, ainsi que “Son goût a sûrement accompagné les aventures éditoriales les plus diverses: des grandes monographies d’art aux premiers livres de 10 francs” (Librio, sorti en 1994).

“Un grand éditeur, une élégance et une intelligence brillante, l’esprit toujours alerte”déclaré dans Twitter la maison d’édition Au diable Vauvert, dont il avait soutenu la création. “C’était un véritable rédacteur en chef, qui avait un profond respect pour les questions de l’esprit, en même temps qu’il était un homme d’affaires avisé”, en disant Livres hebdomadaires l’un de ses anciens collaborateurs, Gilles Haéri, qui travaille désormais pour un concurrent, Albin Michel.

Flammarion est détenue depuis 2012 par le groupe Madrigall (Gallimard).

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Le monde avec l’AFP