La pandémie de Covid-19 et les pratiques d’entreprise dépassées ont contribué à la chute spectaculaire du produit intérieur brut (PIB) du Japon entre avril et juin. Il s’est effondré de 7,8%, soit 27,8% d’une année sur l’autre, selon des données préliminaires publiées lundi 17 août par le gouvernement.

Comme celle des autres pays développés, l’économie japonaise se trouve dans une ” mauvais état “, a reconnu le ministre de la Revitalisation économique, Yasutoshi Nishimura, qui a promis de tout faire pour “Mettez le Japon sur la voie de la reprise”. M. Nishimura veut “Soutenir l’emploi par les subventions et la consommation privée”, tout en “Surveiller l’évolution de la pandémie et de l’économie ainsi que son impact sur la vie quotidienne des gens”.

La baisse dépasse les estimations qui prévoient une contraction de 26,3%. Le PIB japonais n’a jamais connu une telle baisse depuis ses premières compilations en 1955. La troisième économie mondiale fait moins bien que la Corée du Sud, dont la baisse du PIB n’a pas dépassé 3,3%, et que la Chine, où la baisse est de 3,2%.

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Pratiques obsolètes perpétuées

L’archipel, qui comptait le 16 août 56 214 cas et 1 103 décès de Covid-19, n’a pas recouru à un confinement complet de la population, se limitant à un “état d’urgence” entre le 16 avril et le 25 mai, limité à des “demandes” de rester à la maison et limiter les déplacements.

Malgré cela, la crise a révélé des pratiques désuètes dans les entreprises et les administrations, qui ont ralenti voire compliqué leurs procédures. L’utilisation du sceau pour valider l’arrivée et le départ du bureau, ainsi que pour “signer” un document officiel, voire enregistrer une modification, nécessitait la présence physique de son titulaire. Les entreprises ont tenté de maintenir cette pratique en organisant le transport entre les domiciles des cadres des documents à tamponner. Les employés se sont multipliés pour tamponner leurs feuilles de temps.

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Le fax, quant à lui, est resté au cœur de la communication gouvernementale sur la pandémie. Il a fallu trois jours pour que les informations sur la contamination retournent au ministère de la Santé – “Le plus tard de tous les ministères en matière de numérique”, selon un expert du secteur médical – jusqu’à ce que le gouvernement mette en place une procédure informatique le 17 mai.

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