En décembre, l’UE a dévoilé un nouveau projet de « Global Gateway » qui a été largement considéré comme une tentative de contester l’influence de l’initiative China Belt and Road. catalina jones évalue ce que l’avenir pourrait réserver aux relations Chine-UE.

Des changements se produisent rapidement et rapidement dans les relations entre la Chine, l’UE et les États membres de l’UE. La présence de la Chine en tant qu’acteur international important mais tendu exacerbe les fissures existantes dans les relations entre les « États occidentaux », ce qui rendra difficile une action internationale coordonnée. Dans le contexte des relations de la Chine avec l’UE (en tant qu’institution) et les États membres, ces tensions sont déjà évidentes.

Alors que les États membres de l’Est et du Sud saisissent l’opportunité de l’Initiative de la Ceinture et de la Route (BRI) de la Chine et que les États du Nord sont de plus en plus préoccupés par les violations des droits humains, ces pressions ne feront qu’augmenter. Les moteurs économiques et politiques des politiques de l’UE vis-à-vis de la Chine sont sur une trajectoire de collision. En juillet 2021, Pepjin Bergsen a décrit cela comme un «politique insoutenable‘. Cela pousserait cette analyse plus loin et soulignerait l’impuissance potentielle de l’UE à être en mesure de faire face à la nouvelle nature de la Chine en tant qu’acteur mondial.

analyse de Bergsen argumente succinctement que « l’approche de l’UE face au défi économique de la Chine, ainsi qu’aux problèmes géopolitiques et géoéconomiques plus larges, a consisté à rechercher une » autonomie stratégique « . » Cependant, cet argument se développe rapidement. Ces derniers mois, la Lituanie a tenté d’élargir ses liens avec Taïwan, ce qui a conduit à un différend commercial entre la Chine et la Lituanie.

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Stuart Lau et Barbara Moens se disputer que la réponse de la Chine vise à éviter toute nouvelle reconnaissance de Taïwan par les membres de l’UE. La Lituanie n’est peut-être qu’un petit État, mais son importance pour le reste de l’UE est remarquable, car les constructeurs automobiles allemands ont retenu des pièces dans les ports chinois parce qu’elles ont été fabriquées en Lituanie. La réponse de l’UE a été discrète et limitée à un recours au ministère du Commerce ou à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cet exemple est révélateur d’un problème plus large pour l’UE qui est décrit de manière experte dans un gamme de livres récents. À ce jour, l’UE a tenté de trouver un équilibre dans ses relations avec la Chine, s’engageant dans certains domaines et devenant un concurrent dans d’autres. Cependant, la mise en œuvre de cet équilibre dépend de l’approche de chaque État membre, ainsi que de la coordination avec les branches de la politique de l’UE qui sont directement sous le contrôle de la Commission. Le problème, comme le souligne un rapport de la Commission de 2019, est que pour suivre ce modèle, l’UE « a besoin d’une approche européenne flexible et pragmatique qui permet une défense fondée sur des principes d’intérêts et de valeurs ». L’exemple de la Lituanie semble bien démontrer les problèmes liés à cette approche.

Le changement de pouvoir en Allemagne peut également affecter cet équilibre, offrant un espoir potentiel ou de nouvelles craintes. Sous la direction d’Angela Merkel, une politique de compromis a été suivie qui semblait être conforme à l’approche de l’UE. Cependant, avec l’avènement de la coalition des feux de circulation et le contrôle du ministère des Affaires étrangères par le Parti vert sous la direction d’Annalena Baerbock, éminente critique de la Chine, l’approche de l’Allemagne envers la Chine pourrait changer. Ou comme Noah Barkin met, « Je pense que vous verrez un changement rapide, peut-être même drastique. »

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Cela peut offrir à certains l’espoir que l’UE pourra se rallier à une nouvelle approche de la Chine qui pourra être suivie de manière plus cohérente. Une nouvelle approche allemande qui se soucie moins des grands industriels et plus des questions politiques, notamment les Ouïghours, Hong Kong et Taïwan, pourrait contribuer à renforcer les liens entre les États membres. De même, une nouvelle approche de l’Allemagne pourrait rapprocher les préférences de la France et de l’Allemagne. Comme François Nicolas annoté en février 2020Malgré le « partenariat stratégique entre les deux États », la France devrait commencer à mettre en œuvre une ligne « plus ferme » vis-à-vis de la Chine.

La contre-offre de l’UE à l’initiative Belt and Road, la « Global Gateway », peut également soutenir cette vision positive. le porte d’entrée du monde est un plan d’investissement dans les infrastructures de 300 milliards d’euros, qui vise à soutenir les chaînes d’approvisionnement mondiales, à rechercher des valeurs qui incluent le respect de la loi et des accords transparents, et à garantir une certaine préparation pour l’avenir des projets entrepris en rapport avec le changement climatique et le renforcement de la résilience . L’annonce de la passerelle mondiale peut être considérée comme le soutien de l’UE à sa nouvelle rivalité avec la Chine avec un financement important, qui graissera les rouages ​​de la coordination et de la coopération des États membres.

Une lecture plus pessimiste suggère que les développements récents ajusteront les différences plutôt que de les réduire. Les différences concernant la Chine entre les États membres de l’UE ne se limitent pas aux préférences de l’Allemagne ou à une aide au développement tournée vers l’extérieur. Selon l’économiste, les membres du bloc oriental de l’UE semblent voir un potentiel « ami idéologique » à Taïwan, malgré la réaction de la Chine. Les États membres du Sud qui ont besoin d’investissements peuvent rechercher un compromis avec la Chine via l’initiative « la Ceinture et la Route » et utiliser ces négociations pour obtenir plus de financement de la Commission. Ces difficultés mettront du temps à être surmontées et elles pourraient dépendre de la manière dont le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères mettra en œuvre une politique envers la Chine et du résultat des élections françaises de 2022.

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Pour plus d’informations, voir l’article de synthèse de l’auteur ci-joint à la Journal de l’intégration européenne


Remarque : Cet article offre le point de vue de l’auteur, et non la position d’EUROPP – European Politics and Politics ou de la London School of Economics. Crédit d’image en vedette : Conseil européen