• Un régulateur français a ouvert une enquête sur Clubhouse pour des problèmes de confidentialité.
  • Plus de 10 000 personnes ont signé une pétition française appelant à l’action.
  • La CNIL, le chien de garde, a déclaré qu’elle déciderait si le RGPD s’appliquerait au Clubhouse basé aux États-Unis.
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Le régulateur français de la confidentialité des données a lancé une enquête sur l’utilisation des données Clubhouse dans le cadre du RGPD, la loi européenne sur la confidentialité et la sécurité des données.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a déclaré dans une déclaration a reçu une plainte avant d’ouvrir l’enquête. La CNIL a déclaré avoir soulevé des questions auprès d’Alpha Exploration Co. Inc., le propriétaire américain du Clubhouse, le 12 mars.

“La confidentialité et la sécurité des utilisateurs sont une priorité absolue chez Clubhouse. Nous travaillons activement avec des organisations de l’UE sur la conformité au RGPD et nous leur sommes reconnaissants de leur soutien et de leur partenariat”, a déclaré un porte-parole du Clubhouse dans un communiqué.

Le porte-parole a ajouté: “Alors que nous cherchons à étendre nos opérations basées aux États-Unis à de nouvelles régions, nous chercherons toujours à respecter et à dépasser les lois sur la protection des données de tous les territoires dans lesquels nous opérons.”

La société derrière Clubhouse, l’application de chat animée réservée aux invités, n’est pas présente en Europe. En conséquence, la première question à laquelle l’enquête de la CNIL espérait répondre était de savoir si le RGPD était applicable à l’entreprise, a déclaré le chien de garde.

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Si le RGPD n’était pas applicable, le gouvernement français pourrait intervenir et imposer des sanctions ou des amendes à l’entreprise, s’il est déterminé qu’il viole la vie privée des utilisateurs.

“S’il est confirmé que l’application publiée par cette société n’est pas conforme au RGPD, la CNIL peut, le cas échéant, utiliser ses propres pouvoirs répressifs”, précise le communiqué de la CNIL, traduit de son original français.

Parallèlement à la plainte formelle déposée auprès de la CNIL, l’organe de contrôle a indiqué avoir pris connaissance une demande française sur le site Web Sum of Us qui a dépassé les 10 000 signatures.

La pétition remettait en question l’utilisation des contacts téléphoniques par le Clubhouse.

Au cours du processus d’inscription à l’application, Clubhouse a demandé l’accès aux contacts iPhone des nouveaux utilisateurs. Les utilisateurs peuvent ignorer cette étape, mais les autres qui ont téléchargé leurs contacts peuvent toujours localiser les utilisateurs qui choisissent de ne pas partager leurs contacts, comme Vox signalé.

La pétition disait: “Les terribles conditions de confidentialité de l’application signifient que lorsque de nouveaux membres invitent un ami à se joindre, les noms et numéros de tous leurs contacts sont téléchargés dans une base de données secrète et éventuellement partagés avec des tiers.”

UNE demande presque identique au Royaume-Uni, il avait plus de 25 000 signatures samedi. Il a appelé les régulateurs britanniques à appliquer les lois sur la confidentialité, mettant ainsi un terme à cette violation flagrante de notre vie privée.

Après l’annonce par la CNIL de son enquête, le Version française de la pétition a ajouté une nouvelle note: “VICTORY !!!”

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