Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la Turquie a envoyé 1 200 Syriens qui se sont battus contre le régime de Bachar al-Assad pour combattre aux côtés des forces azerbaïdjanaises contre les séparatistes soutenus par Erevan.

Pour Le Figaro avec l’AFP

Un soldat de l'armée de défense du Karabakh tire une pièce d'artillerie sur des positions azéries lors des combats dans la région sécessionniste du Haut-Karabakh le 28 septembre 2020.
Un soldat de l’armée de défense du Karabakh tire une pièce d’artillerie sur des positions azéries lors des combats dans la région sécessionniste du Haut-Karabakh le 28 septembre 2020. BROCHURE / AFP

Au moins 64 combattants syriens Proturc ont été tués dans le Haut-Karabakh depuis le début des affrontements entre Azerbaïdjanais et Arméniens dans le territoire séparatiste, a annoncé samedi une ONG.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la Turquie a envoyé 1 200 Syriens qui s’étaient battus contre le régime de Bachar al-Assad pour combattre aux côtés des forces azerbaïdjanaises contre les séparatistes soutenus par Erevan. L’ONG avait précédemment rapporté un chiffre de 850 combattants, envoyés sur une semaine. Au moins 36 de ces rebelles syriens ont été tués au cours des 48 dernières heures, a ajouté l’OSDH, portant le nombre de morts à 64.

Depuis le début des hostilités, l’Arménie a accusé la Turquie d’envoyer “mercenaires»Syriens du Haut-Karabakh. Elle n’a pas officiellement commenté ces allégations.

Depuis le 27 septembre, de violents combats font rage dans le Haut-Karabakh, peuplé principalement d’Arméniens, qui se sont séparés de l’Azerbaïdjan, déclenchant une guerre au début des années 1990 qui a fait 30 000 morts. Le front était presque gelé depuis lors malgré des combats réguliers.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi que 300 combattants “djihadistes“Il avait quitté la Syrie pour rejoindre l’Azerbaïdjan via la Turquie, un”ligne rouge” selon le.

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Dans un communiqué publié samedi, le ministère syrien des Affaires étrangères a mis en garde contre “interférence turque éhontéeDans ce conflit. Ankara “cherche à bousculer la situation, attitude constante au sein du régime turc dans plusieurs pays, où il a créé des tensions et attisé le feu de la sédition», Indique le ministère dans un communiqué de presse publié par l’agence officielle syrienne Sana.